影片讲述了面临毕业的大学生,色播在亲情、色播爱情、友情、事业上遇到挫折后,表现的坚持、不放弃的坚守精神,他们蓬勃乐观、积极向上,就像独自在黑夜中的夜来香,永远喜欢温暖、在阳光充足的地方盛开,而只在夜间才花香怒放的它们同样诠释着:暗战在最黑暗的地方,依旧让人瞩目的魅力。
影片讲述了面临毕业的大学生,色播在亲情、色播爱情、友情、事业上遇到挫折后,表现的坚持、不放弃的坚守精神,他们蓬勃乐观、积极向上,就像独自在黑夜中的夜来香,永远喜欢温暖、在阳光充足的地方盛开,而只在夜间才花香怒放的它们同样诠释着:暗战在最黑暗的地方,依旧让人瞩目的魅力。
回复 :夜郎不自大,交警杜军面对种种突如其来的变故,只觉人太渺小太脆弱。妻子小芳快要临盆,正在静侯新生命来临;刚成年的妹妹杜丽却意外怀孕,在流产所外犹豫未决,想把孩子生下来;多年不见的旧情人杨敏也在此时出现,拜托他为失业的弟弟在警局找份工作;母亲则在礼拜堂唱诗祷告,为求心里片刻平安。《盲井》得奖摄影师刘勇宏首次执导,借小城美景烘托沉甸甸的生命。生育的母题,与男人的无奈,就在夜郎古国所在地沅陵徐徐铺开。
回复 :穷极潦倒的克莉丝汀(凯瑟琳·弗洛 饰),寂寞地穿梭在巴黎市街,日复一日地寻找食物银行的补给品维生。在一个天寒地冻的冬日,八岁小男孩苏力(玛哈玛杜雅法 饰)站在她的栖息之处哭泣。询问后,克莉丝汀发现苏力跟母亲走散了,而两人的相似处境,让她们一同步上充满了爱与希望的寻亲之旅,共同勇闯巴黎的地下世界,试图寻找苏力的母亲。
回复 :Walden (Diaries, Notes & Sketches) de Jonas Mekas États-Unis, 1969, 16mm, 180’, nb et coul., vostf filmé entre 1964 et1968, monté en 1968-1969Walden est le premier des journaux de Jonas Mekas, rassemblés sous le titre générique Diaries, Notes & Sketches – le premier monté, même si Lost Lost Lost, achevé en 1976, montre la période précédente, de 1949 à 1963.« Depuis 1950, je n’ai cessé de tenir mon journal filmé. Je me promenais avec ma Bolex en réagissant à la réalité immédiate : situations, amis, New York, saisons. […] Walden contient le matériel tourné de 1964 à 1968 monté dans l’ordre chronologique. La bande-son utilise les sons enregistrés à la même époque : voix, métro, bruits de rues, un peu de Chopin (je suis un romantique) et d’autres sons, significatifs ou non. »Jonas Mekas« Je n’ai pas disposé de ces longues plages de temps nécessaires à la préparation d’un scénario, puis au tournage, puis au montage, etc. Je n’ai eu que des bribes de temps qui ne m’ont permis de tourner que des bribes de film. Toute mon œuvre personnelle est devenue comme une série de notes. Je me disais : je vais faire tout ce que je peux aujourd’hui, parce que sinon je ne trouverai pas d’autre moment libre avant des semaines. Si je peux filmer une minute, je filme une minute. Si je peux filmer dix secondes, je filme dix secondes. Je prends ce que je peux, désespérément. Mais pendant longtemps, je n’ai pas visionné ce que je filmais et emmagasinais ainsi. Je me disais que tout ce que je faisais, c’était de l’entraînement. »Jonas Mekas, 1972« Walden de Jonas Mekas s’impose, près de trente ans plus tard, comme un document cinématographique essentiel de la vie artistique new-yorkaise à l’une de ses époques les plus grandioses. Sans jamais choquer ni se confesser, Mekas a imprégné chaque instant de ce très long film des nuances de sa personnalité. Parmi un vaste éventail de personnages, pour la plupart non nommés ou simplement appelés par leur prénom – bien que certains soient mondialement célèbres –, le seul portrait psychologique est celui du cinéaste lui-même : un poète lituanien exilé, fasciné et torturé par sa lente américanisation. Le film est dominé par un rythme staccato nerveux qui s’épanche régulièrement en grandes exaltations. En accumulant massivement des images, Mekas s’est constitué des archives uniques en leur genre pour assembler ce journal visuel, le premier d’une longue série. Aucun autre film ne restitue à ce point la sensation propre à ce temps et à ce lieu, telle qu’on peut la retrouver en regardant le film aujourd’hui. En tant que personnage secondaire apparaissant régulièrement devant la caméra de mon ami, je suis conscient combien sa représentation des autres reste fragmentaire et elliptique, et cependant ces images sont devenues pour moi les indices visuels les plus forts de la personne que j’étais il y a trente ans. Ceci est peut-être la clé de l’œuvre de Mekas : sa découverte d’une forme cinématographique laissant transparaître ses changements d’humeur, sans imposer un masque cohérent de lui-même. Il a ainsi construit une oeuvre qui laisse les autres apparaître dans leur ambiguïté phénoménale. »P. Adams Sitney, 1996, Le Livre de Walden, éd. Paris Expérimental, 1997« Disons que, cinématographiquement parlant, il n’y a peut-être rien de plus beau que les trois premiers plans de Walden : des arbres dans un parc bleuté par les reflets du soleil d’hiver, la neige et l’aube du printemps ; du temps, proustien ou haché en haïku, du temps qui tient dans la main, du souvenir partout. »Philippe Azoury, « Vivace Jonas Mekas », Libération, 31 octobre 2000